Marshall vient de dévoiler la quatrième génération de ses enceintes de salon, l'Acton IV à 299 euros et la Stanmore IV à 399 euros, disponibles dès aujourd'hui en noir ou en crème. Au menu, un son revu, l'Auracast et le design d'ampli qu'on connaît par cœur. Par contre, pour l'AirPlay et le vrai multiroom Wi-Fi, il faudra toujours passer par un boîtier vendu à part, et c'est bien dommage.
Quatrième génération
Lancées en 2012, les enceintes de salon de Marshall n'ont jamais vraiment changé de tête, et cette quatrième cuvée ne fait pas exception, avec son habillage en similicuir, sa grille poivre et sel, son panneau en laiton et ses boutons piqués aux amplis maison. Sous cette carrosserie vintage, les ingénieurs ont revu les tweeters et les guides d'ondes pour élargir la scène sonore, repensé l'évent des graves et déplacé les câbles vers le bas pour coller l'enceinte au ras du mur. Une intensité sonore dynamique équilibre le rendu à faible comme à fort volume, en tous cas sur le papier. Simona Berbec, responsable produit chez Marshall Group explique avoir voulu capitaliser sur ce que les gens aiment plutôt que chercher à le réinventer.
Bluetooth 5.3, Auracast et un bouton M à tout faire
Côté connectique, on reste sur du Bluetooth 5.3 compatible Auracast, la norme qui diffuse la même musique sur plusieurs enceintes en même temps. Un nouveau bouton M personnalisable lance d'une pression votre égalisation favorite ou déclenche Spotify Tap, et les entrées RCA et jack 3,5 mm accueillent enfin une platine vinyle sans bricolage. Sauf que voilà, pour l'AirPlay, Spotify Connect ou un vrai multiroom en Wi-Fi, il faut le Heddon, le petit lecteur réseau maison facturé 199 euros, offert dès l'achat de deux enceintes éligibles, compatible aussi avec les anciennes Acton III et Stanmore III.
Réparable
Bonne nouvelle quand même, Marshall a soigné la durabilité. La structure est en bois certifié FSC, et surtout les deux enceintes sont réparables, avec des pièces remplaçables comme les boutons, les pieds ou la grille. À l'heure de l'indice de réparabilité, voir une marque audio promettre qu'on changera un pied cassé plutôt que jeter l'enceinte, ça fait plaisir. Et pas besoin d'attendre une hypothétique sortie française, tout est déjà en vente.
On en dit quoi ?
Le look est touhours là, les prix tiennent la route et la réparabilité mérite un vrai bon point. Mais en 2026, sortir une enceinte à 399 euros qui reste en Bluetooth natif et facturer l'AirPlay et le Wi-Fi via un accessoire à 199 euros, ça coince un peu, surtout pour qui vit dans l'écosystème Apple.